Retrouver les collègues, échanger sur nos projets, accueillir les nouveaux élèves… Dans un monde idéal, la rentrée scolaire est ce moment fort du collectif de travail. Mais sur le terrain, la réalité rattrape rapidement les équipes : celle d’un service public d’éducation confronté à une dégradation de ses conditions d’exercice.
Cette année encore, faire sa rentrée, c’est entrer dans des classes où la température n’a pas baissé de l’été, constatant l’absence de tout aménagement ou équipement adapté pour enseigner en toute sécurité pour la santé des élèves et des personnels.
Faire sa rentrée, c’est aussi faire la comptabilité du manque : les classes sans enseignant·es, les temps partiels non complétés et le manque de remplacement qui pèse lourdement sur les écoles, des milliers d’élèves en situation de handicap privé·es d’AESH et des effectifs RASED au plus bas ; les recomptage de rentrée et les fermetures de classes.
Alors que la France affiche toujours un nombre d’élèves par classe supérieur à la moyenne européenne, la suppression de 1 807 postes, sous prétexte de baisse démographique, est un mauvais coup porté à l’École publique.
Sur la feuille de paye, le constat est brutal. Loin des moyennes théoriques survendues par le ministère, l’inflation continue de grignoter notre pouvoir d’achat et d’accentuer le déclassement de nos métiers.
A Unité et Action nous pensons que la force de notre syndicalisme réside dans notre capacité à construire les mobilisations à partir du terrain et avec l’ensemble de la profession. Salaires, moyens, statut et vraie reconnaissance pour les AESH, remplacement, bâti scolaire, respect de notre professionnalité : notre projet pour l’École publique doit s’imposer dans les arbitrages budgétaires qui seront annoncés le 30 septembre.
La grève du 29 septembre ne doit pas être réduite à une simple “grève de rentrée”. Elle constitue le point de départ d’une bataille offensive et indispensable. C’est en rassemblant largement la profession et en construisant les suites dans un arc unitaire puissant que nous pèseront sur les discussions parlementaires.
Face aux échéances à venir, la FSU-SNUipp doit rappeler une exigence fondamentale : la priorité doit aller à l’École publique, car l’École, c’est nous !
Retrouvez le bulletin UA du CN de septembre : https://ua-fsu-snuipp.fr/bulletin-du-cn-de-septembre-2026/

