3 questions à :

Julie Géraud, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 45

“Cohésion et émulation au sein d’une équipe élargie”

Pourquoi avez-vous organisé une université de printemps (UDP) ?

Nous voulions créer du collectif entre la profession et notre syndicat, au sein de l’équipe de la FSU-SNUipp mais aussi entre collègues. Nous avons proposé une réflexion différente sur le métier que celle portée par l’administration. Nous voulions nous démarquer des animations pédagogiques dont les contenus sont souvent centrés sur le français et les mathématiques, ne font pas sens et ne correspondent pas aux attentes du terrain. Durant deux jours, nous avons élargi les horizons et donné la possibilité d’échanger sur ce qui se passe dans nos classes et sur l’évolution du métier de plus en plus malmené. Derrière tout cela, il y a également l’objectif de se faire connaître autrement et davantage afin de favoriser la syndicalisation mais aussi de préparer les prochaines élections professionnelles. Nous avons tenu à mettre en avant le travail pluriel du syndicat et la nécessité d’avoir des PE et AESH qui se syndiquent et votent pour la FSU-SNUipp afin de défendre au mieux les personnels dans les instances.

Quelles thématiques ont été traitées, pourquoi ces choix ?

Sur deux jours, nous ne pouvions pas faire venir toutes celles et ceux que nous avions envie d’entendre. Il a fallu sélectionner mais nous avons prêté attention à proposer des thèmes variés qui traitent à la fois des questions pédagogiques mais aussi des personnels afin de répondre aux préoccupations d’un public que l’on souhaitait le plus large possible. “Démarche scientifique”, “lecture documentaire”, avec l’intervention d’une professeure de l’INSPE afin que cela raisonne au niveau local, “préserver sa voix” ou encore “l’avenir du métier enseignant” avec notre tête d’affiche Philippe Meirieu, ont été l’occasion de nombreux et riches échanges lors de cette première université. Aurélie Gagnier, porte parole de la FSU-SNUipp, est aussi intervenue sur les conditions de travail des PE et AESH et a donné corps à la FSU-SNUipp à l’échelle nationale.

Quels impacts sur l’équipe de la SD 45 et sur la profession ?

Organiser une université de printemps demande beaucoup d’organisation et d’anticipation. Nous avons multiplié les échanges au sein du bureau et nous avons aussi fait appel aux membres du conseil syndical. Ces moments ont créé cohésion et émulation au sein d’une équipe élargie. Un état d’esprit porteur pour les prochaines élections professionnelles. S’agissant de la profession, l’université de printemps a touché un public varié – collègues de maternelle, élémentaire ou remplaçants et remplaçantes, jeunes et moins jeunes – seule la moitié des participantes et participants était syndiquée. Un bulletin spécifique, qui reprend les différents temps de cette UDP sera adressé à toute la profession. Les publications sur les réseaux sociaux donnent à voir un autre aspect de notre syndicat qui, nous l’espérons, participera à convaincre toute une partie de la profession de voter pour nous.

Retrouvez le bulletin du CN ici : https://ua-fsu-snuipp.fr/bulletin-du-cn-de-mai-2026/