Derrière les discours officiels sur l’égalité, le projet de budget organise l’aggravation des inégalités professionnelles et la dégradation de la santé des femmes. En sous finançant les services publics, il frappe en priorité celles qui y travaillent et les usagères qui en dépendent le plus.
Aucun moyen nouveau n’est consacré à l’égalité professionnelle, à la prévention des VSS ou à la santé au travail. Les inégalités de carrière persistent dans tous les corps. La charge de travail et le manque de reconnaissance affectent durablement la santé physique et mentale des personnels. Les AESH, déjà confrontées aux inégalités structurelles de la fonction publique, subissent en plus une précarité organisée.
Face à ces choix politiques, de nouveaux droits doivent être conquis. Pour les AESH, cela passe par un statut de fonctionnaire. Pour l’ensemble des personnels, cela suppose des investissements massifs notamment pour rattraper les retards de carrière et des politiques ambitieuses pour la santé des femmes : accès effectif à la santé sexuelle et reproductive, reconnaissance des pathologies féminines, médecine du travail renforcée, prise en compte de la pénibilité et des violences subies au travail.
Ces exigences doivent s’imposer dans le budget de l’Etat comme dans les politiques publiques.

